Dimanche 22 juillet 2007
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2007
16:53
Au moment de la naissance de ma soeur, et déjà avant, quand ma grand-mère maternelle venait à la maison pour plusieurs jours, elle occupait la chambre pas aménagée qui deviendra ma chambre ensuite, puis la chambre de ma soeur et moi, avant de redevenir ma chambre. La naissance de ma soeur provoqua donc l'aménagement de ma chambre, ainsi que celui d'une ultime petite chambre pour ma grand-mère.
Ma grand-mère, veuve depuis 1960, six mois après le mariage de sa fille unique, soutenait cette dernière sur tout les plans, moralement et matériellement. Tout ce que ma mère ne savait pas faire, ma grand-mère le faisait pour elle, de façon à ce que sa chère fille restât la parfaite et idéale petite fille qu'elle avait rêvé. Cette aide de tous les instants était toutefois la plus discrète possible, ma mère devant paraître autonome devant sa belle-famille.
Je fus celle qui souffrit le plus amèrement de cet état de fait.
Par Marie-Christine
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Lundi 18 juin 2007
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2007
16:52
L'arrivée de ma soeur fit que je dus faire place, je fus donc chassée du cagibi pour la chambre, la grande chambre voisine que l'on n'avait pas jugée bon d'aménager en chambre d'enfant pour ma naissance. J'eus enfin un lit d'adulte. Quant à ma soeur, elle aurait elle aussi pu rester dans le cagibi jusqu'à la fin de sa vie, si je ne l'en avias pas tirée. Elle avait grandi et s'ennuyait beaucoup, j'étais alors sa grande source de distraction, je lui apprenais à lire, nus jouions à la poupée, j'inventais des histoires. Un soir, nous décidâmes que nous voulions dormir ensemble, elle vint se coucher dans mon lit. Je suppose que ma mère dût faire une crise de nerfs et comme mon père a horreur des histoires, dès le lendemain, il tira le lit de Véronique dans ma chambre.
Bien sûr, une fois de plus, pour ma mère l'imuable était acquis; Véronique et moi avions voulu partager la même chambre, c'était pour toujours.
Par Marie-Christine
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Samedi 26 mai 2007
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17:46
J'ai terminé de publier les souvenirs d'enfance de ma grand-mère, je vais donc essayer de raconter quelques autres souvenirs familiaux, de ma main cette fois, en attendant, je montre enfin ma tête, en compagnie de mes deux chats : Agathon et Miranda.
Par Marie-Christine
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Samedi 26 mai 2007
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2007
17:39
Parfois, pour rire, rire un peu amèrement, il m'arrive de penser que si ma soeur n'était pas venue au monde, je devrais toujours dormir dans mon lit d'enfant... maintenant que je ne suis plus une enfant depuis bien longtemps, et que je suis devenue une longue tige, mes genoux toucheraient mon menton.
Mais ce n'est pas une folie de mon esprit d'imaginer cette situation. Je sais que pour ma mère les choses ont un caractère définitif, mayant par commodité casée dans le petit cagibi à côté de sa chambre, il est peu probable que la nécessité d'un changement lui soit venu à l'esprit. Et pourquoi? un bébé n'est qu'un jouet por adulte que l'on range dans le placard quand on a fini de jouer.
A propos de jouets, elle ne m'en laissait jamais dans mon lit d'enfant, ni avant dans mon berceau. Le jouet aurait pu me distraire et m'empêcher de dormir... Est-pour cela que je suis définitivement insomniaque?
Plus tard, pour compenser cette souffrance, sans doute, avec ma soeur, nous fabriquions des poupées de chiffons pour nos poupées.
Par Marie-Christine
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Lundi 14 mai 2007
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2007
17:51
Alors la vie normale reprit son cours -clase et vacances- Le Chesnay, souvent le week-end. Pâques; septembre à Bar. C'était alors un grand voyage : train à la gare de l'est et changement de train à Troyes pour une heure. En arrivant on alait à pied à la maison, suivi s de la brouette pour transporter la male. la route traversait le pont de la Seine, très souvent, presqu'à sec en été avec ses rocailles, mousses, herbes où couraient les filets d'eau; à proximité un déversoir pour un moulin et une tannerie. Pour moi des merveilles. Ces paysages gravés dans mon esprit et dans mon coeur, combien je les regrette!
On faisait aussi de grandes promenades : papa nous emmenait aux champignons ou aux escargotd, puis à la pêche où j'attrapais quelques rares vairons. On allait aux jardins sur l'eau : petits jardins au bord de la Seine dont il fallait connaître la propriétaire. DE là on pouvait revenir par une jolie promenade appelée le Croc-Ferrand, avec la traversée d'un ravissant pont de bois appelé Pont Vert tout simplement. L'eau d'un côté, les taillis, les fleurs sauvages de l'autre, c'était superbe.
Quelquefois on allait très loin pour goûter, emportant un panier bien garni, l'endroit s'appelait le Puits l'Ermite, rien que des près, pleins de fleurs, surtout les colchiques mauves de septembre.
Le dimanche, c'était à dix heurs la grand-messe avec orgue dans la magnifique église du XIIè siècle, je crois.
Par Marie-Christine
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